Press

Entrevista Sport Foot Magazine

By March 3, 2019 No Comments

“Revenir juste 40 ans après mon arrivée au Standard, c’est un signe”

Attaquant vedette du Standard il y a pile 40 ans. Entraîneur des Espoirs de l’Antwerp aujourd’hui. Et entre les deux ? La vie de Luis Norton de Matos est un roman. D’ailleurs, il en a écrit un. Et fait plein d’autres choses dingues. Amusez-vous, y’a du Matos.

sport magazine belgium © SPORTMAG

Luis Norton de Matos à propos…

…de ses occasions manquées : “Un an après mon départ, j’ai eu les larmes aux yeux en regardant la finale du Standard en Coupe des Coupes contre Barcelone. J’aurais dû être là, c’était mon équipe. Mais bon, j’ai eu des compensations. J’ai été élu joueur de l’année au Portugal et je suis devenu international. Quand je fais le bilan de ma carrière, je suis content. Mais j’aurais dû être beaucoup plus content. Après ma grosse saison avec Portimonense, Benfica me voulait. J’ai refusé parce qu’ils me donnaient exactement le même salaire que leur nouveau deuxième gardien. Moi, j’étais international ! Je n’ai pas bien réfléchi. Je n’ai pas eu la lucidité de comprendre qu’il y avait le prestige de Benfica, des primes et tout ça. Juste après, Benfica a joué la finale de la Coupe de l’UEFA contre Anderlecht. Encore une occasion ratée. Il y en a eu beaucoup…”

…de Robert Waseige qu’il a amené au Sporting CP : “J’ai été le premier directeur sportif du foot portugais. Robert Waseige… il n’était pas préparé à la pression d’un pays latin. Il a sous-estimé l’obstacle de la langue mais aussi de la mentalité. Par exemple, au Portugal, on n’a aucune patience. Un jour, on fait un nul chez nous contre une petite équipe. Waseige dit en conférence de presse : Je ne comprends pas pourquoi le public siffle, on n’est qu’au début de la saison, il n’y a rien qui va mal.Mais non, les supporters étaient furieux. Puis, après un autre mauvais résultat, ils ont agité des mouchoirs blancs. Au Portugal, des mouchoirs blancs dans un stade, c’est un message clair : Adios.”

…de sa carrière de journaliste : “J’ai créé un mensuel de foot, la première revue sportive en couleurs au Portugal. Et pour le nom, je ne me suis pas creusé la tête. Il y avait un Foot Magazine en Belgique, donc j’ai fait un Foot Magazine au Portugal ! Dans chaque numéro, il y avait une femme de joueur qui s’exprimait, on publiait des concours qui permettaient aux vainqueurs d’aller au resto avec les plus grands joueurs du Portugal. Je me suis bien amusé avec le Foot Magazine ! J’écrivais moi-même la plupart des articles parce qu’on n’avait pas énormément de moyens. Mais pour ne pas donner l’impression que c’était un magazine rédigé par un seul journaliste, je signais une fois Luis Norton de Matos, une autre fois Luis Cabral, une autre fois Matos Norton,…”

…de son arrivée à l’Antwerp : “J’étais encore sous contrat quand Luciano D’Onofrio m’a proposé les Espoirs de l’Antwerp. Il m’a présenté ça comme un défi. Il a touché un point sensible chez moi : la notion de défi ! Son coup de fil est arrivé à un moment où ça devenait un peu compliqué en Inde parce qu’il y avait des grosses restrictions budgétaires à la fédération. On me rabotait mon staff, ça ne suivait plus au niveau des infrastructures. A côté de ça, j’avais envie de me rapprocher de ma famille, de voir plus souvent mes enfants et mes petits-enfants. Et puis je pouvais revenir en Belgique juste 40 ans après mon arrivée au Standard, pour moi c’était un signe.”

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Luis Norton de Matos dans votre Sport/Foot Magazine

https://sportmagazine.levif.be/sport/foot-national/revenir-juste-40-ans-apres-mon-arrivee-au-standard-c-est-un-signe/article-normal-1096421.html